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Vendredi 16 mai 2008


Réalisé par Nick Park et Steve Box en 2005

 

Une "fièvre végétarienne" intense règne dans la petite ville de Wallace et Gromit, et l'ingénieux duo a mis à profit cet engouement en inventant un produit anti-nuisibles humain et écolo, qui épargne la vie des lapins.

A quelques jours du Grand Concours Annuel de Légumes, les affaires de Wallace et Gromit n'ont jamais été aussi florissantes, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si un lapin-garou géant ne venait soudain s'attaquer aux sacro-saints potagers de la ville. Pour faire face à ce péril inédit, l'organisatrice du concours, Lady Tottington, se tourne vers nos deux "spécialistes" et leur demande d'appréhender le monstre.

 

Ce film est une petite merveille d'inventivité, de tendresse et d'humour, et fait référence aux classiques du film d'horreur tels King Kong ou Frankenstein. Le scénario riche en rebondissements, nous fait découvrir une galerie de personnages plus loufoque les uns les autres, mais tellement attachants.

 

Récompensé par un Oscar bien mérité du Meilleur film d'animation en 2005, Le Mystère du lapin-garou est le premier long-métrage mettant en scène les célèbres personnages de pâte à modeler Wallace et Gromit. Il n'existait juste à présent que trois courts métrages sur les aventures de nos héros : Une grande excursion, Un mauvais pantalon, et Rasé de près. Ces deux derniers ont été récompensés par l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation et 1994 et 1996.

 


 
A l'inverse de la texture parfaitement lisse des figurines de Chicken Run - autre création célèbre et parfaitement réussie de Nick Park - celles du Mystère du lapin garou conservent quelques imperfections visant à renforcer le côté artisanal qui fait le charme des films de Wallace et Gromit. 2 secondes de film sont tournées en une journée de travail, soit 5 années au total d'un considérable travail pour ce long métrage de 85 minutes.


par Mirbel publié dans : Animation communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 13 mai 2008



Réalisé par Richard Pottier en 1942

 

Avec : René Dary  : Mr Paladine - Jacqueline Gauthier : Mme Paladine - Louis Salou - Aline Carola - Pierre Palau

 

Les rescapés d'un naufrage se retrouvent dans un vieux château où ils sont confrontés à une série de meurtres dus à un héritage convoité. Un couple de célèbres auteurs de romans policiers, Mr et Mme Paladine, vont mener leur enquête.


Petit film policier fort sympathique, Huit hommes dans un château possède une intrigue digne d'un roman d'Agatha Christie, renforcé par le fait que c'est un couple d'écrivains qui joue les détectives amateurs. L'action est soutenue et adroitement entretenue grâce à des situations comiques.

Second rôle du cinéma français, René Dary est le complice de Gabin dans Touchez pas au grisbi (1954). C'est lui également qui incarne l'inspecteur Ménardier dans la série Belphégor ou le Fantôme du Louvre de Claude Barma avec Juliette Greco (1965).


Richard Pottier est le réalisateur entre autre du Chanteur de Mexico, avec Luis Mariano et Bourvil (1956) et de Caroline chérie, avec Martine Carol (1951).


par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 12 mai 2008

Réalisé par Philip Kaufman en 1983

 

Avec : Sam Shepard - Scott Glenn - Ed Harris - Denis Quaid - Fred Ward - Barbara Hershey - Pamela Reed - Veronica Cartwright - Kim Stanley

 

En octobre 1947, le pilote américain Chuck Yeager réussit pour la première fois à franchir le mur du son au-dessus du désert californien. Dix ans plus tard, les Soviétiques lancent le Spoutnik vers les étoiles. Ainsi, si les Russes ont pris de l'avance, les Américains n'en sont que plus motivés dans leur course à la conquête de l'espace. A Cap Canaveral, on construit des fusées, on recrute des hommes aux qualités exceptionnelles, dans la marine comme dans l'aviation. Les méthodes de sélection très éprouvantes permettent de retenir les sept astronautes qui participeront au programme Mercury. Cependant, quelques complications ne tardent pas à survenir. Le 12 avril 1961, c'est un Russe, Youri Gagarine, qui est le premier homme à effectuer un vol spatial...

 

 


Une fresque magnifique et véridique, un casting éblouissant pour un monstre sacré du cinéma, où souffle sans cesse le vent de l'épopée. 4 Oscars sur 8 nominations : meilleur montage, meilleure musique, meilleur son et meilleur mixage.

Bien qu'assez long, le film n'est jamais ennuyeux, et réussit un agréable dosage de vulgarisation scientifique et d'approche humaine, le tout pimenté d'humour. Les interprètes sont tous excellents et convaincants dans le rôle de ces légendes vivantes, mais qui n'en restent pas moins hommes, avec leurs doutes et leurs défauts, soumis à une forte pression environnante.

Tout comme le roman de Tom Wolfe dont il est adapté, le film dépeint également avec une certaine ironie la lutte russo-américaine, les bafouillages de la NASA et le rôle ambigu de la presse.



par Mirbel publié dans : Aventures communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 10 mai 2008

Réalisé par Raoul Walsh en 1957

 

Avec : Clark Gable - Yvonne de Carlo - Sydney Poitier - Efrem Zimbalist Jr

 

Amantha Starr, fille d'un riche propriétaire de plantation du Kentucky, découvre à la mort de celui-ci, qu'ils sont ruinés, ce qui l'oblige à abandonner l'école de filles dont elle s'occupait. Elle apprend également que sa mère était noire. En cette veille de guerre de Sécession et en l'absence de testament paternel, elle est dépouillée de tout avant d'être vendue comme esclave par le créancier de son père, Hamish Bond. Celui-ci va s'éprendre de la jeune femme et la traiter comme une reine.

 

 

 

Film en technicolor flamboyant sur la vie d'une belle sudiste bouleversée et ruinée par la guerre de Sécession, qui aime malgré elle un riche aventurier incarné par Clark Gable, L'Esclave libre peut faire penser par certains côté à Autant en emporte le vent.

 

Son mérite est de ne pas montrer une image d'Epinal de la guerre de Sécession. Les soldats Nordistes ne sont les idéalistes venus délivrer le peuple noir de l'esclavage. Au contraire, ils se montrent souvent aussi racistes que les Sudistes, utilisant les esclaves noirs « confisqués» comme de la chair à canon. De son côté, le personnage de Clark Gable, riche propriétaire Sudiste de vastes plantations où travaillent des esclaves, montre toute son humanité en élevant un jeune homme noir comme son propre fils. Celui-ci, interprété par Sydney Poitier, haïssant pourtant son père, partira rejoindre l'armée du Nord mais sera traité là-bas comme un moins que rien.

Situation identique pour l'héroïne, devenue esclave et aimée par son « maître », elle est méprisée par les soldats de Lincoln pour qui les quelques gouttes de sang noir qu'elle a dans les veines comptent plus que sa personnalité et son éducation. Le Nord peut lui offrir la liberté mais ne la laissera jamais redevenir la grande dame qu'elle a été.

par Mirbel publié dans : Age d'or d'Hollywood communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 9 mai 2008

Réalisé par Frank Darabont en 1994

 

Avec : Tim Robbins - Morgan Freeman - Bob Gunton - Clancy Brown

 

En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à Shawshank, le pénitencier le plus sévère de l'Etat du Maine. Il y fait la rencontre de Red, un Noir désabusé, détenu depuis vingt ans. Commence alors une grande histoire d'amitié entre les deux hommes.

 


Ce film est une formidable et bouleversante histoire d'amitié, d'espoir et de rédemption, au sein d'un univers carcéral dur, sans pitié, dirigé par un homme ambitieux et pétri des valeurs bibliques, épaulé par un gardien-chef brutal. Malgré les sévices et brimades qu'ils endurent, Tim Robbins et Morgan Freeman - tous deux excellents, l'un en prisonnier réservé, l'autre en caïd - sauront rester libres dans leur tête. L'intérêt du film réside aussi dans son final, surprenant.

 

 

Adapté d'une nouvelle de Stephen King (Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank), Les Evadés récolta 7 nominations aux Oscars dont celles du meilleur film et du meilleur acteur pour Morgan Freeman, ainsi que deux nominations aux Golden Globe, et reçut le prix du meilleur film étranger lors des festivals japonais Hochi Film Awards, Kinema Junpo Awards et Mainichi Film Concours.

 

Un film à voir ou à revoir.















par Mirbel publié dans : Drame communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 4 mai 2008



Réalisé par Robert Enrico en 1965

 

Avec : Bourvil : Hector Valentin - Laurent : Lino Ventura - Jean-Claude Rolland : Mick - Michel Costantin - Marie Dubois - Jess Hahn - Nick Stephanini - Marc Eyraud -Reine Courtois

 

Après avoir tenté de faire fortune au Canada, Hector Valentin revient dans ses Vosges natales et décide de reprendre la scierie que lui a légué son père. Seuls Laurent et Mick, récemment libérés de prison, acceptent de travailler avec Hector pour concurrencer Therraz, son puissant voisin qui veut garder le monopole dans la vallée. Ces derniers veulent en fait se venger d'un ancien associé et poussent Hector à engager des prisonniers en liberté conditionnelle.

 


 

Adaptation du roman de José Giovianni Le Haut Fer, tourné aux alentours de Gérardmer dans les Vosges, ce film se décline comme un western : des anciens hors-la-loi, venus là surtout pour se venger, aident malgré tout un pauvre bougre à lutter contre un riche propriétaire qui veut avoir la main mise sur une vallée. Même la superbe musique de François de Roubaix nous emmène vers les plaines de l'ouest.

 

Bourvil, parfaitement crédible en artisan dominé par la situation mais déterminé, est véritablement émouvant du début à la fin, en particulier dans la scène finale du film aux côtés de Lino Ventura. Ce dernier est aussi étonnant à travers le double jeu qu'il mène, partagé entre ses intérêts personnels qu'il défend avant tout, et le sentiment d'injustice qu'il ressent peu à peu face à la situation de Bourvil.

 

Ce qui reste après la vision de ce film, c'est l'émotion : face à toutes les épreuves que cette scierie a endurées, face à la fraternité qui s'est instaurée peu à peu entre ses ouvriers, face surtout au drame qui est de toute façon inévitable.




par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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