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Ce blog n'a nullement la prétention de vous établir une critique des oeuvres présentées, simplement de vous faire partager un peu de ma culture cinéphile, en vous faisant découvrir ou redécouvrir des films méconnus ou oubliés, ainsi que de grands classiques.
Bonne visite.
Comédie musicale réalisée en 1954 par Stanley
Donen
Oregon, 1950. Adam Pontipee, un rude bûcheron, se rend en
ville pour y faire ses provisions et y « acheter » une femme qui s’occuperait de ses tâches ménagères. L’épicier n’ayant pas cette denrée rare, Adam se décide à courtiser la jolie Milly
qui craque immédiatement pour ce bel homme à barbe rousse. Ils décident de se marier immédiatement. Mais en arrivant dans leur petit nid douillet de montagne, quelle n’est pas la surprise de la
nouvelle épouse de découvrir que son mari vit avec ses six frères, aussi primaire, sales et mal élevés que lui. Dépitée au début, elle va leur enseigner les bonnes manières et comment courtiser
les filles pour les inciter à prendre femmes à leur tour lors d’un grand pique-nique. Se languissant d’une si longue attente à revoir leurs compagnes d’un après midi, ils décident de les
kidnapper comme les romains l’avaient fait avec les Sabines…
Réalisé par Stanley Donen deux ans après Chantons sous la
pluie, tourné entièrement en studio, Les sept femmes de Barberousse est une comédie musicale extrêmement gaie, virevoltante et colorée, sans autre prétention que celle de divertir
et c’est réussi. Les chorégraphies sont un mélange de danse et d’acrobatie, notamment dans la scène du pique-nique où les six frères rivalisent d’ingéniosité sur de simples planches de bois pour
séduire leurs belles. Les chansons quant à elles sont harmonieuses et raffinées. La musique du film fut d’ailleurs récompensée par un Oscar en 1954. Un des jeunes frères d’Adam est interprété par
Russ Tamblyn, le futur Riff, chef de bande des Jets, de West Side Story.
Au vu du succès que remporta le film auprès de public lors de sa
sortie, de nombreuses adaptations théâtrales virent le jour un peu partout, y compris en France avec la chanteuse Lio.
Avec : Clint Eastwood, Michaek Moriarty, Carrie Snodgress, Chris Penn
Dans une petite ville minière des Etats-Unis, quelques mineurs isolés tentent de résister à une entreprise guidée par le
puissant et impitoyable Josh La Hood. Pour Hull Barret, sa fiancée Sarah et Megan, la fille de son amie, la situation devient de plus en plus difficile. Arrive alors au village un cavalier
solitaire portant le col blanc des prêtres. Le cow-boy prêcheur va affronter La Hood et sa bande au nom des villageois.
Pale Rider est un remake non avoué de L'homme des vallées perdues, de George Stevensréalisé en 1953.
Eastwood a modifié le contexte - des mineurs au lieu de fermiers - mais la trame est quant à elle identique ainsi que l'aspect surnaturel du film qui tend à le rendre plutôt
mythique.
Western écologique selon les dires de son metteur en scène, “Pale Rider” doit son titre à une expression extraite du Nouveau
Testament, faisant allusion à un émissaire divin (la petite fille au début du film l’évoque dans sa prière). Jouant sur l’ambiguïté de son personnage, à la fois prêtre, tueur redoutable et
fantôme, le réalisateur a créé un héros que n’aurait certainement pas renié Sergio Leone. Présenté en compétition officielle au festival de Cannes en 1985, “Pale Rider”, offrait à son
réalisateur, longtemps méprisé par la critique américaine, une reconnaissance éclatante et des galons d’auteur véritable bien mérités.
Avec Cyd Charisse : Vicki Gaye - Robert Taylor : Thomas Farrell - Lee J. Cobb : Rico Angelo
Rico Angelo est le plus puissant des chefs de gang qui règnent sur le Chicago des années 1930. Thomas Farrell, son
ami d’enfance devenu avocat, lui permet d’échapper à toutes condamnations. Rico possède un cabaret, dans lequel il organise des soirées pour ses compères. Au cours de l’une d’elles, Farrell fait
la connaissance de la danseuse Vicki Gaye qui est la protégée de Rico. Ils tombent amoureux mais elle lui reproche son implication dans le milieu de la pègre. Farrell annonce alors à Rico qu’il
n’assurera plus sa défense. Ce dernier ne l’entend pas ainsi…
Traquenard est un des derniers grands films noirs des années cinquante, à l’ambiance raffinée et sombre, renforcée par des
couleurs somptueuses. On y retrouve tous les portraits du genre, de l’odieux parrain de la pègre à la danseuse naïve et généreuse, en passant par le héros, plutôt anti-héros au grand cœur, prêt à
combattre le crime et à croire à sa rédemption.
C’est le dernier film que tourne Robert Taylor avec la MGM, studio avec lequel il était en contrat depuis
1934.
Le personnage de Rico Angelo serait inspiré d'un véritable gangster, Abner « Longie » Zwillman, qui était maladivement épris de l’actrice Jean
Harlow.
Le personnage de Tommy Farrell serait inspiré de Dixie Davis, l’avocat d'un gangster, devenu un informateur de la justice et marié à une
show-girl.
Comédie musicale réalisée en 1967 de Jacques Demy aux chorégraphies dirigées par Gene Kelly sur une musique de Michel
Legrand.
Grandes références pour ce chef d'oeuvre français dans un domaine réservé traditionnellement aux américains.
Deux soeurs jumelles (né sous le signe des gémeaux) cherchent le grand amour et veulent s'évader de Rochefort sur Mer, ville trop étriquée pour leurs ambitions. Catherine Deneuve
et Françoise Dorléac, soeurs à la ville, interprètent les jumelles.
Seuls Danielle Darrieux et Gene Kelly chantent réellement, les autres comédiens étant doublés.
On doit également à Jacques Demy Les Parapluies de Cherbourg, aux dialogues entièrement chantés, et l'excellente et magique réalisation du conte Peau d'Ane, aux costumes et décors
magnifiques.
Pour Naina Catherine Kapur, jeune immigrée indienne vivant à New York, la vie
n’est pas très gaie et ne l’a d’ailleurs jamais été, depuis la mort de son père. Entre les chamailleries constantes à l’intérieur de sa famille, originaire du Punjab
et à moitié catholique, les attentions que nécessitent son petit frère et sa petite sœur, les sautes d’humeur de sa grand-mère et les ennuis
financiers de sa mère qu’elle tente d’aider comme elle peut, la jeune fille n’a pas de temps pour elle. Elle ne sort jamais et n’a pas l’occasion de se faire plaisir. Naina a presque 24 ans,
c'est une jeune fille très sérieuse et elle est assez ennuyeuse. Elle a pour seuls amis Sweetu, la copine boulotte qui cherche désespérément le prince charmant et Rohit, le célibataire invétéré
qui drague toutes celles qu'il rencontre. C’est alors qu’un jeune homme, Aman Mathur vient s’installer dans le voisinage, ce qui fait l’effet d’un coup de vent venu du large. Il aide les gens à
résoudre leurs problèmes et à faire face à leur existence déracinée et tous lui en sont reconnaissants. Il tente aussi d’aider Naina, mais la jeune fille s’irrite de ce qu’elle considère comme
une intrusion dans sa vie privée…
Comédie basculant dans le drame (Aman est un malade incurable), Kal Ho Naa Ho fut présenté au Festival du Film de Berlin dans la section
« Internationales Forum des jungen Films » ainsi qu’au Festival du film de Valenciennes 2004 durant lequel il gagna le Prix du Public.
On peut y découvrir une surprenante et déroutante version bollywoodienne de la chanson Pretty Woman.
Dans son appartement, Susy une jeune femme aveugle - interprétée par Audrey Hepburn - affronte trois trafiquants de drogue à la recherche d'une
poupée bourrée d'héroïne, confiée à son mari par une inconnue à l'aéroport alors qu'il revient de Montréal. Les gangsters décident de terrifier Susy afin qu'elle les aide à retrouver la
poupée.
La mise en scène de ce thriller est restée proche de la pièce de théâtre de Frédérick Knott, dont il est tiré. Véritable thriller
psychologique, ce film agit sur nos nerfs autant que sur ceux de Susy, et bascule dans l'horreur lorsque la jeune femme doit affronter le psychopathe.
Nominée aux Oscars pour ce rôle, Audrey Hepburn a fréquenté une école pour aveugles et porté des lentilles durant le tournage afin de rendre son
regard moins expressif.