Dimanche 30 décembre 2007

Réalisé par René Clair en 1950
Avec : Gérard Philippe : Faust jeune/Méphistophélès – Michel Simon : Faust vieux/Méphistophélès – Simone Valère : La Princesse – Nicole
Besnard : Marguerite
A l'Université, on fête le jubilé du doyen, le professeur Faust à qui, bientôt, Méphistophélès fait avouer qu'il ne sait rien et qu'il va mourir sans avoir rien
accompli. Il accepte alors de retrouver, mais sans s'engager avec le diable, sa jeunesse. Il prend l'aspect d'un jeune étudiant Henri, tandis que Méphisto prend lui, l’apparence du vieux Docteur
Faust. Ivre de sa nouvelle jeunesse, Henri Faust rencontre Marguerite chez les forains. Il est bientôt arrêté, soupçonné d'avoir fait disparaître, pour le voler, le professeur Faust. Pour le
« sauver » Méphistophélès lui propose d’acheter son âme en échange de la liberté, du succès et du pouvoir.
Le mythe de Faust revisité par le réalisme poétique français. Ce film offre une réflexion sur les dangers de la science et la soif de pouvoir, avec pour
moralité la rédemption grâce à l’amour. Cette « tragi-comédie » (comme l’indique son sous-titre) est née de la collaboration du cinéaste avec le dramaturge Armand Salacrou, les deux
hommes partageant une même admiration pour le Faust de Gounod.

Entièrement tourné en intérieur, le film mélange satire et féerie, ironie et romantisme, dans les décors somptueux de palais baroques et de ruines
antiques.
Michel Simon livre ici une belle composition, passant du vieillard gâteux et perclus, au démon retors qui goûte avec délice aux plaisirs de la vie terrestre. Quant à
Gérard Philipe, il scelle une longue amitié avec René Clair, avec qui il tournera encore Les Belles de Nuit (1952) et Les Grandes Manœuvres (1955).
par Mirbel
publié dans :
Cinéma français
2
Vendredi 30 novembre 2007
Réalisé par Gérard Oury en 1971.
Avec : Louis de Funès : Don Salluste de Bazan – Yves Montand : Blaze – Alice Sapritch : Doña Juana – Karin Schubert : Marie
Don Salluste, Ministre de Sa Majesté le Roi d'Espagne, est à la fois très cupide et très impopulaire. Il fait régner la terreur sur les paysans et sur son valet,
Blaze. Pour se venger de la Reine qui a obtenu son renvoi et son exil, il met en place une diabolique machination.
Michel Polnareff compose la bande originale de cette comédie très inspirée de Ruy Blas de Victor Hugo. Bourvil devait initialement tenir le rôle de Blaze, mais son
décès a contraint G. Oury à lui trouver un remplaçant et c’est Yves Montand qui fût choisi. Louis de Funès tiendra de nouveau le rôle d’un grippe-sou dans la version filmée en 1979 de l’Avare de
Molière, en y interprétant Harpagon.
Le film comporte des scènes célèbres comme le réveil de Don Salluste par le son des pièces d’or que son valet fait cliqueter, ou encore le strip-tease de la duègne
Doña Juana (Alice Sapritch), tombée amoureuse de Blaze.
par Mirbel
publié dans :
Cinéma français
4

Jacques Tati a réalisé ce film en 1958, après Les Vacances de Monsieur Hulot.
On y retrouve toute la fraîcheur poétique du cinéaste, qui excelle dans l'art de critiquer gentiment ses contemporains au travers de situations burlesques ou émouvantes. Le film oppose 2
mondes, celui de M. Arpel, "nouveau riche" à celui de son beau-frère M. Hulot, personnage rêveur et bohème.

Toute la poésie du film réside dans les détails : un simple geste, un simple bruit, une petite musique, sont bien plus importants et explicites qu'un dialogue, assez rares dans
l'oeuvre de Tati.
Rappelez-vous la drôle de maison de l'industriel, si avant-gardiste pour son époque, avec par exemple une cruche d'eau en verre incassable, rebondissant sur le carrelage de la cuisine quand on la
laisse tomber, ou bien le jardin avec un bassin et son jet d'eau que la maîtresse de maison s'empresse de mettre en route dès que quelqu'un sonne au portail, ou encore l'impression que la maison
a des yeux, quand ses habitants observent les passants à travers les deux fenêtres rondes comme des hublots.

par Mirbel
publié dans :
Cinéma français
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