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Samedi 12 avril 2008

 

Réalisé par Denys de la Patellière en 1959


Scénario et dialogues : Michel Audiard


Avec : Jean Gabin - Claude Brasseur - Marie-José Nat - Roger Dumas - Renée Faure


Après deux ans de captivité, Henri Neveu revient. Sa femme vient de mourir laissant Louis et Odette, nés avant la guerre et un tout nouveau-né Fernand qu'il accepte comme son fils. Elevant seul les trois enfants, Henri fait tout pour qu'ils aient la meilleure éducation possible. Si Fernand pose quelques problèmes scolaires, les aînés s'en sortent mieux. Louis devient un professionnel du cyclisme. Quand à Odette, d'abord vendeuse, elle devient cover-girl et fréquente un homme riche et marié. L'un et l'autre veulent oublier la rue des Prairies. Henri n'a plus que Fernand à sa charge, mais ce dernier, à cause d'une fugue, doit passer devant le tribunal des mineurs.


Rue des Praires
est un film tendre et émouvant, à l'image de Jean Gabin dans le rôle d'un père généreux et « fort en gueule », se sacrifiant pour le bonheur et la réussite de sa progéniture, mais très vite dépassé par l'envie d'indépendance de ses deux enfants légitimes. L'ingratitude de ceux-ci envers leur père atteindra son point culminant lors d'un faux témoignage visant à dénigrer leur père, pour sauver de la maison de redressement leur frère adoptif, qui sera finalement le plus reconnaissant et le plus fidèle des trois gamins.


Les dialogues de Michel Audiard apportent l'humour à ce film qui menace de basculer à tout moment dans le drame.

par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 9 avril 2008



Western réalisé par  Burt Kennedy en 1968

Titre original : Support your local sheriff

Avec : James Garner - Joan Hackett - Walter Brennan - Harry Morgan - Jack Elam

A Calendar, un village en plein Far West, les habitants découvrent de l'or en enterrant un inconnu. Des milliers d'individus avides, sans foi ni loi, se ruent vers le village dès la nouvelle connue. La violence, les rapines et le racket deviennent rapidement le lot quotidien du village. Le maire et ses trois adjoints décident de faire face. Aussi sont-ils ravis d'engager un homme de passage, Jason McCullough, comme shérif, alors que les Danby, qui prélèvent déjà vingt pour cent sur tous les convois d'or, font régner la terreur. La fille du maire, Trudy, est enchantée par cette embauche, le nouveau shérif ne manquant assurément pas de charme...


Le réalisateur du «Retour des 7» signe ici un western humoristique plein de verve et de gags, interprété à la perfection et servi par des dialogues savoureux et drôles. James Garner est très à l'aise dans le rôle de l'étranger de passage, issu d'on ne sait où, simplement désireux de partir pour l'Australie, mais qui accepte néanmoins d'aider les villageois. Burt Kennedy renouvellera l'expérience trois ans plus tard avec Tueur malgré lui, réunissant plus ou moins la même bande d'acteur, James Garner en tête.

par Mirbel publié dans : Western communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 7 avril 2008


Réalisé par Frank Oz et Jim Henson en 1982

Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelfings, partent à la recherche d'un éclat de cristal gigantesque, abîmé dans une commotion planétaire, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils doivent affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage.

Cinq années furent nécessaires pour réaliser ce film d'héroic-fantasy, à l'univers presque aussi riche que celui de Tolkien, entièrement tourné avec des marionnettes, fait marquant pour l'époque, qui voyait déjà l'ère du numérique pointer le bout de son nez. Dark Crystal a obtenu le Grand prix au Festival international du film fantastique à Avoriaz en 1983. Jim Henson est à l'origine le créateur des marionnettes du Muppet Show et de 1 rue Sésame, en collaboration avec Frank Oz.

Ce dernier a par ailleurs conçu et interprété le personnage Yoda de la série Star Wars. Il a eu beaucoup d'influence sur l'apparence et la personnalité du personnage et est à l'origine de la construction inversée des phrases de Yoda.

par Mirbel publié dans : Animation communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 6 avril 2008

Réalisé par Franklin J. Schaffner en 1968

Avec : Charlton Heston - Roddy McDowall - Kim Hunter - Maurice Evans - Linda Harrison

Musique : Jerry Goldsmith

Adapaté du livre de science-fiction de Pierre Boulle

Vers la fin du XXe siècle. Les américains lancent dans l'espace un vaisseau spatial avec à son bord une équipe d'astronautes commandée par le capitaine George Taylor.Après s'être égaré dans l'espace-temps,le vaisseau s'écrase en 3978 sur une planète inconnue. L'équipage découvre avec stupeur que cette planète encore sauvage est peuplée d'hommes qui n'ont pas l'usage de la parole, qui vivent à l'état primitif et qui servent de cibles à une race plus évoluée... des singes !



Comme une mauvaise série, encore un monstre sacré du cinéma hollywoodien qui disparaît. Charlton Heston, bien que décevant par ses prises de positions très conservatrices vers la fin de sa carrière, en particulier sur l'avortement et la défense de la liberté de posséder des armes à feu, n'en était pas moins un grand acteur à la carrière cinématographique bien remplie.

Oscarisé pour Ben Hur en 1959, il restera aussi dans nos mémoires dans le rôle de Moïse dans Les 10 commandements, mais aussi grâce à des films comme Soleil Vert, Les 55 jours de Pékin, Le survivant, Le plus grand chapiteau du monde, Khartoum, 747 en péril, L'appel de la forêt....

 

par Mirbel publié dans : Age d'or d'Hollywood communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 4 avril 2008

Réalisé en 1943 par Henri-Georges Clouzot

Avec : Pierre Fresnay - Ginette Leclerc - Pierre Larquey - Noël Rocquevert - Micheline Francey

Médecin d'un petit village du cœur de la France, le docteur Rémy Germain est la victime d'un corbeau, qui l'accuse d'adultère et de pratique illégale de l'avortement. Rapidement, les lettres infâmantes se multiplient et personne dans le village n'est épargné par les ragots qui engendreront alors cabales, drames, et règlements de comptes. Seul contre tous, le docteur Germain va mener son enquête et découvrir, en même temps que le coupable, les bassesses et la mesquinerie dont peuvent être capables ses concitoyens.

Un remarquable scénario - inspiré d'un fait divers -, des dialogues particulièrement soignés, une distribution qui, autour de Pierre Fresnay, fait la part belle à tous les grands seconds rôles du cinéma français des années 40, Le Corbeau, tourné sous l'occupation,  est un indéniable chef-d'œuvre. Fable sur la nature humaine, pleine de noirceur, mais aux accents pittoresques, le deuxième film d'Henri-Georges Clouzot s'en prend à un mal français : la contagion de la délation. Le metteur en scène du Salaire de la peur et des Diaboliques y déploie toute la mesure de son cynisme, en brossant le portrait d'une petite ville de province perturbée par des lettres anonymes.


A la Libération Clouzot fût inquiété pour avoir travaillé pour la Continental-Films, société de production allemande. Il fut condamné à une suspension à vie en tant que réalisateur. Cette suspension sera levée en 1947, avec la réalisation de Quai des Orfèvres. Le Corbeau fut interdit en France avec deux autres films également produits par la Continental (Les inconnus dans la maison et La vie de plaisir). Les comédiens subirent eux aussi de lourdes conséquences. Pierre Fresnay et Ginette Leclerc firent de la prison, peines de suspension pour d'autres ou encore blâme pour certains.

par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 31 mars 2008


Titre original : Kabhi Khushi Kabhie Gham

Réalisé par Karan Johar en 2001

Avec : Shah Rukh Khan - Kajol - Amitabh Bachchan - Jaya Bachchan - Hritik Roshan -Kareena Kapoor

Rahul, adopté par Yash et son épouse et promis à un bel avenir tombe amoureux de la belle Anjali, de condition modeste, alors que son père prévoyait pour lui un tout autre mariage.
Après une discussion mouvementée, Yash chasse Rahul de la maison familiale. Dix ans, plus tard, Rohan frêre de Rahul apprend les raisons de la disparition de son aîné et part à sa recherche dans le but de réunir sa famille brisée par tant de fierté et d'incompréhension.


Tout est beau et riche dans ce film : la famille, les costumes, les superbes décors naturels (une scène musicale est tournée au pied des pyramides d'Egypte), les chansons, les chorégraphies, le casting de star indiennes. Tous les ingrédients du cinéma bollywoodien sont également réunis : le respect des traditions, les valeurs familiales, l'opposition des classes, les amours contrariés, les larmes, les danses sous la pluie...


La famille indienne, qui symbolise le renouveau du cinéma Bollywood, a été récompensée de nombreux prix, lors de ses passages dans divers festivals internationaux. Plébiscité en 2001 lors du la cérémonie des Oscars indiens (9 récompenses), le long-métrage a également été primé un an plus tard en France, lors du Festival du Film d'action et d'aventures de Valenciennes, avec cinq prix dont ceux du public et du jury.

La famille indienne est un des trois films sortis en salle en France, avec Lagaan et Devdas.

par Mirbel publié dans : Bollywood communauté : Cinéma, Cinémaaa
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