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Ce blog n'a nullement la prétention de vous établir une critique des oeuvres présentées, simplement de vous faire partager un peu de ma culture cinéphile, en vous faisant découvrir ou redécouvrir des films méconnus ou oubliés, ainsi que de grands classiques.
Bonne visite.
Avec : Bourvil - Sophie Desmarets - Jean Poiret - Peter McEnery
Malgré l'occupation nazie, Léon Duchemin, restaurateur normand, mène une vie paisible entre sa soeur et sa fille jusqu'au jour où l'arrivée fracassante d'un parachustiste anglais vient non
seulement perturber son quotidien, mais l'oblige également à faire ses premiers pas de résistant aux côtés d'Armand. De plus, comme le maréchal Rommel et l'amour s'en mêlent, Léon Duchemin n'est
pas au bout de ses aventures...
De l'action, des gags à foison, des comédiens qui rivalisent d'énergie et
d'inventivité font de cette dernière apparition à l'écran d'un Bourvil au sommetde son art, un moment de pure comédie, devenu depuis un classique du cinéma
Français.
Lors de sa sortie en salle, les critiques
n’épargnèrent pas le film et ne le considérèrent que comme une pâle copie de La Grande Vadrouille, son prédécesseur. Le public lui, ne bouda pas la nouvelle réalisation de Marcel
Camus. Le film a pourtant son identité propre. Quiproquos, jeu de cache-cache et caricatures de l’occupant allemand se mêlent à un scénario bien ficelé et à une réalisation extrêmement dynamique.
Pas de répit dans l’intrigue et dans les situations comiques.
Avec : Julie Andrews : Victoria Grant – Roberts Preston : Toddy – James Garner : King
Marchand
Hiver 1934 à Paris… Victoria Grant cherche désespérément un contrat de chanteuse. Hélas, Paris
croule sous les artistes. Sans le sou, affamée, Victoria rencontre Toddy, un artiste homosexuel au grand cœur, qui lui conseille de se faire passer pour un travesti. Déguisée en homme, Victoria
devient Victor et l’attraction des nuits parisiennes. Mais les choses se compliquent lorsque que King Marchand, un riche propriétaire d’un club à Chicago séduit par Victoria, décide de découvrir
ce qu’il/elle est vraiment…
Cette comédie est le remake d’un film allemand Viktor Und Viktoria écrit et réalisé en
1933 par Rheinhold Schuenzel. Le film de Blake Edwards est un tourbillon de quiproquos, de scènes hilarantes et de réparties pertinentes. Interprété par des comédiens brillants, Victor
Victoria fut salué par sept nominations aux Oscars. Seul, Henry Mancini, compositeur des chansons, fut récompensé. Le film fut également récompensé en 1983 aux Césars dans la catégorie
meilleur film étranger.
Avec : Kenneth Branagh - Emma Thompson - Derek Jacobi - Andy Garcia - Hannah Schygulla - Robin Williams
Le détective privé Mike Church enquête sur les personnes disparues. Appelé par les soeurs d'un couvent de Los Angeles, il accepte d'aider Grace, une jeune femme amnésique, à retrouver sa famille.
Son enquête le mène jusqu'à Franklyn Madson, un antiquaire-hyptnotiseur, grâce auquel il découvre que les cauchemars de Grace se réfèrent à l'assassiant de la pianiste Margaret Strauss par son
mari en 1949.
Dead Again est un thriller au sens propre du terme, au récit captivant construit sous la forme d'un gigantesque puzzle. A partir d'un fait de base (le meurtre d'une célèbre pianiste qui
hante l'esprit d'une femme amnésique), Branagh construit une intrigue complexe et solide, digne d’un Hitchcock ou d’un roman d’Agatha Christie. Les indices sont nombreux et disséminés tout au
long du film, et chaque personnage est un suspect éventuel. Branagh avoue s’être également inspiré de Citizen Kane d’Orson Welles. Le film, servi par un excellent casting, navigue sur
deux époques, le noir et blanc alternant avec la couleur, ce qui renforce l’effet de miroir entre le passé et le présent.
Avec : Jean-Paul Belmondo – Bourvil – David Niven – Eli Wallach –Silvia Monti – Raymond Gerôme – Jacques Balutin
Sans le savoir, deux équipes fort différentes décident de réaliser le même hold-up le même jour, à la même heure. Ce sont «le cerveau», gangster invincible aux
moyens considérables et deux malfaiteurs du dimanche avec leur astuce comme unique ressource. Un festival de quiproquos ou James bond contre le système D.
Véritable comédie à la française, où le principal but - réussi - est de faire rire, Le Cerveau est inspiré d’un fait divers réel, l'attaque du train postal
Glascow-Londres.
Le tournage s’est déroulé à New York, Paris, Rome et Le Havre. Les moyens techniques mis en œuvre sont considérables : deux trains blindés, une dizaine de
wagons et des kilomètres de voie ferrée fournis par la SNCF, des voitures radio, des hélicoptères et une escouade de motards fournis par la gendarmerie, la Statue de la Liberté et divers
véhicules fournis par la Régie Renault.
Scène anthologique, l’explication du hold-up par le cerveau à sa bande, à l'aide d’une séquence de dessin animé. D’autant plus drôle que la réalité est loin de se
passer comme prévue.
Avec : Omar Sharif : Ramon – Sophia Loren : Isabella – Georges Wilson
Ramon, un jeune et beau prince, ne vit que pour ses chevaux. La reine, sa mère voudrait qu'il trouve une femme, mais Ramon repousse toutes les princesses qui se
présentent à lui. Un jour, il rencontre une jeune paysanne, Isabella, et en tombe amoureux. Mais ils ne peuvent se marier car elle n'est pas princesse. Aidée d’un saint et de sorcières, Isabella
va combattre ces traditions.
Francesco Rosi signe une fable surprenante, conforme à l’imagerie traditionnelle du conte de fées, mais pimentée par la culture populaire napolitaine. Le film se
révèle aussi divertissant qu’enchanteur, subtil mélange de réalisme et de fantastique, racontant des histoires de sorcières, de paysans affamés et de saints qui volent, le tout sublimé par de
somptueux costumes et décors.
Avec : Clint Eastwood : Dave Garver – Jessica Walter : Evelyn Draper - Donna Mills : Tobie Williams
Animateur d’une émission nocturne de radio, Dave Garver vient d'être quitté sans explication par sa petite amie Tobie. Un soir, il reçoit le coup de
fil d'une auditrice qui lui demande de passer une musique. Alors qu'il va dans le bar où il a ses habitudes après avoir fini son travail, il rencontre la fameuse auditrice, qui se nomme Evelyn.
Ils deviennent aussitôt amants d’une nuit. Du moins c’est ce que croyait Dave. Evelyn en effet se montre extrêmement possessive, l’épiant ou le harcelant à coups de téléphone, allant même jusqu’à
faire une tentative de suicide, lorsque celui-ci lui fait comprendre la fin de leur brève relation. Après s’être réconcilié avec Tobie, Dave va devoir se protéger de cette furie devenue
dangereuse…
Tourné en partie dans la propriété de l'acteur-réalisateur, ce film d'atmosphère, où un homme est harcelé par une femme complètement déséquilibrée,
incapable d'assumer sa solitude, annonce son célèbre remake Liaison fatale d’Adrian Lyne avec Glenn Close et Michael Douglas, qui prennent à l'identique la psychologie des deux
personnages.
Il s'agit du premier film de Clint Eastwood en tant que réalisateur. Sur un budget modeste estimé à 725 000 dollars, le film rapportera 5 millions de
dollars, ce qui permet au film d'avoir un succès et aussi à Clint Eastwood de poursuivre sa carrière de metteur en scène. Eastwood fut payé en tant qu'acteur pour ce film, sa fonction de
réalisateur n'ayant pas été rétribuée.