:
Ce blog n'a nullement la prétention de vous établir une critique des oeuvres présentées, simplement de vous faire partager un peu de ma culture cinéphile, en vous faisant découvrir ou redécouvrir des films méconnus ou oubliés, ainsi que de grands classiques.
Bonne visite.
Avec : Jean-Paul Belmondo - Jacqueline Bisset - Vittorio Caprioli - Jean Lefebvre - Monique Tarbès - Mario David - Raymond Gérome
François Merlin, modeste écrivain, tente d'achever le dernier épisode des extraordinaires aventures du héros qu'il a créé - Bob Sainclar, un agent secret invincible - en prêtant à ses personnages
les traits de ceux qu'il côtoie dans la réalité.
Véritable parodie du film d’espionnage où la réalité se mêle à la fiction, Le Magnifique revisite à sa façon l'univers des S.A.S et de James Bond. Cette excellente comédie à la française est
devenue culte, et l’on rie toujours autant (enfin pour ma part) devant les gags et les facéties de « Bébel », formidable tant dans le rôle de l’écrivain en panne d’inspiration que dans
celui de l’espion quasi immortel.
A noter que le DJ Bob Sainclar a choisi son nom en hommage au film.
Avec : Louis Jouvet - Eric Von Stroheim - Albert Préjean - Jany Holt - Maurice Baquet
Afin de ne pas être soupçonné d'un assassinat qu'il vient de commettre, Winckler, un télépathe de music-hall, a échaffaudé un plan qu'il croit parfait. En offrant une forte somme d'argent à
Hélène, une entraîneuse, il persuade cette dernière de lui fournir un alibi en révélant à la police qu'elle a passé la nuit avec lui. Le commissaire Calas, en charge de l'enquête, est cependant
vite convaincu du mensonge. Afin de lui soutirer des aveux, il demande à l'inspecteur Laurent de la séduire, pour que par amour, elle en vienne à trahir Winckler.
L’alibi est un film policier classique, mêlant suspense et humour, avec un affrontement psychologique très intéressant entre Louis Jouvet, commissaire véreux et Eric Von Stroheim,
prestidigitateur mythomane. L’atmosphère des années de l’entre deux guerre est bien restituée.
Avec : Lino Ventura – Jean Lefebvre – Michel Constantin –Mireille Darc – André Pousse – Robert Dalban
Truand retiré des affaires, Antoine Beretto vit paisiblement à Collioure, sur les bords de la Méditerranée, où il est propriétaire d'un club nautique prospère. Il
s'est juré de ne plus avoir recours à la violence... sauf, bien entendu, dans les cas de force majeure. Un jour, deux de ses anciens amis viennent lui demander de les faire passer d'urgence en
Italie. Ils lui empruntent quarante mille francs, qu'il pourra récupérer auprès de Léonard Michalon, un bookmaker des environs endetté auprès d'eux. Tout cela pourrait se dérouler sans heurts si
Michalon n'avait pas à ses trousses les tueurs d'un certain colonel...
Ne nous fâchons pas est avec Les Tontons flingueurs et Les Barbouzes, une vraie comédie de gangsters, avec des méchants pas vraiment
méchants, des idiots qui ne sont pas ceux que l’on pensent et un cocktail de baffes, d’explosions et de fusillades plutôt burlesques. Il suffit de rajouter que les dialogues sont de Michel
Audiard, et là le ton du film est entièrement donné. Un vrai régal pour nos oreilles, caustique à souhait, en parfaite adéquation avec les acteurs jouant des situations comiques sans en avoir
l’air. Lino Ventura est excellent en gangster repenti essayant de conserver un certain flegme malgré tout, Jean Lefebvre est parfait en rôle de gaffeur-emmerdeur, et Michel Constantin est
impeccable en ami fidèle de Lino. Mention spéciale également pour les seconds rôles.
Petite anecdote, pour la scène du pont, la production profita de la destruction, par le service du Génie, du vieux viaduc de Malvan, vestige de la ligne de chemin de
fer Nice-Digne situé à proximité de Grasse.
Avec : Bourvil - Sophie Desmarets - Jean Poiret - Peter McEnery
Malgré l'occupation nazie, Léon Duchemin, restaurateur normand, mène une vie paisible entre sa soeur et sa fille jusqu'au jour où l'arrivée fracassante d'un parachustiste anglais vient non
seulement perturber son quotidien, mais l'oblige également à faire ses premiers pas de résistant aux côtés d'Armand. De plus, comme le maréchal Rommel et l'amour s'en mêlent, Léon Duchemin n'est
pas au bout de ses aventures...
De l'action, des gags à foison, des comédiens qui rivalisent d'énergie et
d'inventivité font de cette dernière apparition à l'écran d'un Bourvil au sommetde son art, un moment de pure comédie, devenu depuis un classique du cinéma
Français.
Lors de sa sortie en salle, les critiques
n’épargnèrent pas le film et ne le considérèrent que comme une pâle copie de La Grande Vadrouille, son prédécesseur. Le public lui, ne bouda pas la nouvelle réalisation de Marcel
Camus. Le film a pourtant son identité propre. Quiproquos, jeu de cache-cache et caricatures de l’occupant allemand se mêlent à un scénario bien ficelé et à une réalisation extrêmement dynamique.
Pas de répit dans l’intrigue et dans les situations comiques.
Avec : Jean-Paul Belmondo – Bourvil – David Niven – Eli Wallach –Silvia Monti – Raymond Gerôme – Jacques Balutin
Sans le savoir, deux équipes fort différentes décident de réaliser le même hold-up le même jour, à la même heure. Ce sont «le cerveau», gangster invincible aux
moyens considérables et deux malfaiteurs du dimanche avec leur astuce comme unique ressource. Un festival de quiproquos ou James bond contre le système D.
Véritable comédie à la française, où le principal but - réussi - est de faire rire, Le Cerveau est inspiré d’un fait divers réel, l'attaque du train postal
Glascow-Londres.
Le tournage s’est déroulé à New York, Paris, Rome et Le Havre. Les moyens techniques mis en œuvre sont considérables : deux trains blindés, une dizaine de
wagons et des kilomètres de voie ferrée fournis par la SNCF, des voitures radio, des hélicoptères et une escouade de motards fournis par la gendarmerie, la Statue de la Liberté et divers
véhicules fournis par la Régie Renault.
Scène anthologique, l’explication du hold-up par le cerveau à sa bande, à l'aide d’une séquence de dessin animé. D’autant plus drôle que la réalité est loin de se
passer comme prévue.
Avec : Bernard Blier – Sophie Desmarets – Jacques Pills – Jean Davy – Jacques Morel – Marcel André
Une série de crimes affecte l'entourage d'un chanteur célèbre (Jacques Pills). Chaque fois que l'un d'eux est perpétré, la voix de l'artiste se fait entendre
fredonnant sa chanson favorite. La traque de l’assassin débouche sur une poursuite dans un Paris nocturne, qui aboutit à un théâtre désaffecté où l'assassin attire sa dernière victime, la fiancée
(Sophie Desmarets) de l’inspecteur chargé de l’enquête (Bernard Blier) qui s’était proposée de servir d’appât.
Ce film policier est en quelque sorte musical puisque le chanteur Jacques Pills, y interprète Señor et Seul dans la nuit, chanson qui donna son
titre au film. Si le film est certes mineur, il n’en reste pas moins divertissant et a le mérite de figurer parmi la trentaine de films qui furent réalisés et produits l'année de la fin de la
guerre.
Christian Stengel est également le réalisateur de Je chante en 1938 avec Charles Trenet.