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Ce blog n'a nullement la prétention de vous établir une critique des oeuvres présentées, simplement de vous faire partager un peu de ma culture cinéphile, en vous faisant découvrir ou redécouvrir des films méconnus ou oubliés, ainsi que de grands classiques.
Bonne visite.
Avec : Pierre Fresnay - Josseline Gaël - Noël Roquevert - Pierre Palau - Pierre Larquey - André Gabriello - Antoine Balpêtré - Jean
Davy
Une auberge en pleine montagne. La nuit. Un homme débarque. Hagard, il tient précieusement une boîte. Il semble venu de nulle part et
terrifié. Un orage éclate. La lumière est coupée. La lumière revient. La boîte a disparu. Flash back. L'homme, plus mort que vif, va nous raconter son histoire. Il était peintre, un piètre
peintre avant d'acquérir une main, comme une relique, talisman qui allait lui apporter le talent, la gloire et la richesse. Cette main c'est toute sa vie. Toute son âme. Mais aujourd'hui le
diable réclame son dû...
Adapté du roman « La main enchantée » de Gérard de Nerval et réalisé sous l'occupation par la Continental - maison de
production allemande - La main du diable est un remarquable film fantastique d'époque, sur le thème du pacte avec le diable. L'horreur, mélangée au drame et au mystère, crée une
atmosphère particulièrement angoissante. L'interprétation de Pierre Fresnay est excellente et le scénario sait ménager son suspense.
Le film connut après la guerre un succès international sous les titres The Devil's Hand en Grande-Bretagne ou The Carneval of
Sinners aux Etats-Unis.
Si vous souhaitez découvrir ce film, France 3 le diffuse au Cinéma de Minuit le 4 mai prochain (dans la nuit du 4 au 5 pour être plus
précise).
Avec : Steve McQueen - James Garner -James Coburn - Charles Bronson - David McCallum - Richard Attenborough - Donald Pleasance - Nigel
Stock - Gordon Jackson
Durant la Seconde Guerre Mondiale, des officiers alliés récidivistes de l'évasion sont prisonniers et surveillés étroitement dans un stalag. Malgré cela, ils préparent une évasion massive. Avant
même que l'alerte ne soit déclenchée, soixante-quinze d'entre eux parviennent à s'échapper...
On ne présente plus ce film « culte » réunissant une formidable brochette d'acteurs au sommet de leur art, et où l'on ne s'ennuie
pas une seconde, grâce à un subtil dosage d'action, de drame et d'humour. Steve McQueen tient là son premier rôle principal, qui marquera le début d'une carrière prometteuse. Il sera d'ailleurs
récompensé dans la catégorie Meilleur acteur au Festival de Moscou de 1963.
Adaptée du roman de Paul Brickhill, cette tentative d'évasion est inspirée d'un fait réel. Brickhill est l'un des trois évadés qui purent
rejoindre la frontière suisse.
A noter que ce sera la première apparition à l'écran de Harrison Ford, jouant le rôle d'un soldat nazi.
Dès son plus jeune âge, Hans Florian Zimmer est un musicien autodidacte qui apprend le solfège et le piano en à peine deux semaines. Il
commence sa carrière musicale à Londres en tant que compositeur de jingles et rejoint le groupe The Buggles. Leur chanson Video Killed the Radio Star devient le premier clip musical
diffusé sur MTV en 1982.
Il apprend ensuite le métier de compositeur de musiques de films auprès de son mentor, Stanlay Myers, Le style de Hans Zimmer est rapidement
reconnaissable par son alliance de musiques traditionnelles avec des instruments modernes.
C'est Rain Man (1989) qui révèle sa musique au grand public et qui lui vaut une nomination aux Oscars. Il est alors engagé sur
plusieurs films à grands succès comme : Thelma et Louise (1991), Backdraft (1993) jusqu'à la consécration en 1995 avec Le Roi Lion, pour lequel il décroche l'Oscar
de la Meilleure Musique de film, un trophée qu'il partage avec Elton John.
Par la suite, ses compositions sont associées à tous les gros projets hollywoodiens et obtiennent pratiquement à chaque fois une nomination
aux Oscars: La Ligne rouge (1999), Le Prince d'Egypte et Gladiator (2000), Mission : Impossible 2 et La Chute du faucon noir (2002).
Le Dernier samouraï en 2003, marque sa centième composition, et depuis il participe aux grandes sagas hollywoodiennes
comme la trilogie Pirates des Caraïbes (collaborateur sur le premier, compositeur attitré sur les deux autres), Da Vinci Code, et Batman Begins.
Avec : Terence Hill - Robert Charlebois - Miou-Miou - Klaus Kinski - Patrick McGoohan
Au siècle dernier, dans l'Ouest des Etats-Unis. Le major Cabot a détourné à son profit 300.000 dollars destinés aux Indiens. L'aventurier Joe
Thanks part à la recherche de son ami Locomotive Bill, sosie approximatif du major, afin de mijoter un plan qui lui permettra de récupérer le magot. Joe retrouve Bill dans un bordel, où il revend
des marchandises volées dans les églises, en compagnie de la tendre et naïve Lucy, et obtient leur concours pour cette chasse au trésor...
Produit par Sergio Leone, qui réalisera la scène d'ouverture du film, Un génie, deux associés, une cloche bénéficie d'une intrigue plutôt bien construite et complexe mais aussi d'un
casting hétéroclite. Cette oeuvre, l'un des derniers fleurons du western parodique italien, indispensable à tout fan de Terence Hill, reste aujourd'hui éclipsée par les succès de Mon nom est
personne ou de la série des « Trinita », ce qui est dommage, car c'est un divertissement de qualité doté d'une superbe bande originale d'Ennio Morricone et qui fut le plus
grand succès de l'année 1975 en Italie.
Avec : Jean Marais - Bourvil - Pierrette Bruno - Elsa Martinelli - Guy Delorme -
Annie Anderson -Pierral
En 1616, début du règne de Louis XIII. Après l'assassinat du marquis de Teygnac par Concini, François de Capestang se rend auprès du jeune
souverain afin de le prévenir du complot ourdi par ce dernier pour l'éliminer. En chemin, celui que l'on nomme «Le Capitan» engage comme laquais le turbulent et amusant Cogolin. Dans leur quête
de justice, les deux hommes vont devoir déjouer les multiples trahisons qui menacent la Cour du roi.
Classique des films français d'action des années 1960, Le Capitan fait partie de ce genre si particulier et si français qu'est le cinéma de cape et d'épée.
Récit d'une conquête amoureuse sur fond de luttes d'influence, de combat à l'épée et autres cascades fantasques, ce film remplit parfaitement
son rôle : nous amuser et nous distraire, et permet de retrouver l'un des acteurs les plus charismatiques de l'histoire du cinéma français, Jean Marais, plus fantasque et aventureux que
jamais dans la peau de François de Capestang, aux côtés d'un Bourvil bouffon et serviable à souhait.
Le Capitan est de ces films qui ont marqué leur époque à l'instar de Fanfan la Tulipe ou du Bossu, autre succès
signé du même duo gagnant Hunebelle-Marais et datant de 1959. Leur collaboration se poursuivra avec Les Mystères de Paris en 1962 et la série des Fantômas (1964-1966).
Une autre adaptation du Capitan a été précédemment réalisée en 1946 par Robert Vernay avec entre autres Pierre Renoir, Jean Tissier,
Lise Delamare et Sophie Desmarets.