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Ce blog n'a nullement la prétention de vous établir une critique des oeuvres présentées, simplement de vous faire partager un peu de ma culture cinéphile, en vous faisant découvrir ou redécouvrir des films méconnus ou oubliés, ainsi que de grands classiques.
Bonne visite.
Film franco-britannique réalisé par Jack Gold en 1977
Avec : Richard Burton : Morlar - Lino Ventura : Inspecteur Brunel - Lee Remick : La psychiatre
Le célèbre romancier Morlar est dans le coma suite à une tentative de meurtre. L'inspecteur Brunel, dépêché à Scotland Yard,
mène l'enquête et apprend à le connaître grâce aux confidences de sa psychiatre. Le romancier est un homme torturé depuis sa plus tendre enfance, car convaincu qu'il peut produire des
catastrophes par le simple pouvoir de sa pensée. Les différents flash-back qui racontent les catastrophes liées à sa vie (mort de sa nourrice, mort de ses parents, incendie de son collège, mort
de sa femme, etc.) suggèrent en effet que Morlar provoque ces catastrophes grâce à des pouvoirs télékinétiques. Rendu fou par cette vie, Morlar est aujourd'hui plein de haine et se croit rempli
d'une mission punitive contre l'homme, la société, et même Dieu. Il provoque le crash d'un avion ou la destruction d'une cathédrale. Effrayée par la menace qu'il représente, sa psychiatre a
essayé de le supprimer, mais même dans le coma et immobile sur son lit d'hôpital, Morlar continue de représenter une menace.
Sorti en France en novembre 1978, La Grande menace a souffert à sa sortie d'être associé à L'Exorciste 2 de John Boorman et Damien 2 de Don Taylor, la classant comme "une série B d'horreur de
plus". Pourtant le scénario, adapté d'un roman de Peter Van Greenaway, The Medusa Touch, est bien construit et sait ménager son suspens, grâce à de nombreux rebondissements, mais aussi aux
angoissants flash-back de R. Burton, alternant avec les scènes d'enquêtes de L. Ventura. C'est peut-être une sérié B, mais qui mérite d'être regardée et qui fait partie tout de même des 100
meilleurs films fantastiques selon le magazine Mad Movies.
Avec : Clint Eastwood - Georges Kennedy - Vonetta McGee - Jack Cassidy
Jonathan Hemlock un professeur d'université, ancien agent des services secrets, se voît contraint de reprendre du service pour
le compte de Dragon son patron. Il doît enquêter sur la mort d'un agent. L'assassin, dont l'identité n'est pas connue fait partie de la cordée internationale qui doit prochainement
gravir le mont Eiger dans les Alpes suisses. Pour cette "sanction", Hemlock va devoir se préparer physiquement. Pour cela, il fait appel à son vieil ami Ben qui ne va pas le ménager...
Acteur et réalisateur, Clint Eastwood aborde avec ce thriller le "film d'espionnage". Dans ce film, en marge du reste de ses autres réalisations, il impose un rythme soutenu, menant le récit avec
rigueur, sans détails superflus ni fioritures, accompagné par des dialogues très concis. Pour l'anecdote, il faut savoir qu'Eastwood a tenu à jouer lui-même les scènes d'escalade, ce qui donne
droit à des images superbes et d'un grand réalisme. Les décors du film sont splendides : que ce soit Monument Valley (lors des séances d'entraînement) ou bien les Alpes suisses lors de
l'ascension du mont Eiger.
Avec : Andy Garcia – Uma Thurman – Lance Henriksen – John Malkovich
John Berlin, inspecteur à Los Angeles, déménage dans sa ville natale afin d'oublier son difficile divorce. Il intègre le commissariat local et tombe
très vite sur une étrange affaire de main coupée découverte dans une décharge publique. La disparition d'une jeune femme a été signalée dans un institut pour non-voyants, et d'après l'usure des
doigts, la main serait justement celle d'une aveugle. John Berlin fait la connaissance d'Helena, la compagne de chambre de la disparue.
Un polar d'une grande intelligence, très bien interprété par Andy Garcia et Uma Thurman. Le suspense est très présent et l’ambiance sombre du film
lui donne presque un caractère oppressant. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce thriller digne des films noirs des années 40.
Le réalisateur a choisi Uma Thurman pour interpréter le personnage d'Helen pour « sa beauté
naturelle qui la dispense de se maquiller. Il fallait une actrice qui accepte de jouer ainsi, car les aveugles ne se maquillent pas. »
Jennifer 8 a été primé au Festival du film policier de Cognac en 1993.
La photo de l’article précédent est tirée du thriller de Peter Godfrey réalisé en 1947.
Avec : Humphrey Bogart – Barbara Stanwyck – Alexis Smith – Nigel Bruce
Geoffrey Carroll, artiste peintre diabolique, réalise un portrait de sa femme sous les traits d'un
«ange de la mort». Satisfait de son oeuvre, il décide de se débarrasser de sa muse et l'empoisonne. Bientôt installé dans la ville d'Ashton, remarié à Sally et père d'une petite fille, Geoffrey
prend sa nouvelle épouse comme modèle. Le tableau est en cours d'achèvement lorsque Geoffrey tombe amoureux de Cecily, une voisine. Il envisage donc à nouveau de supprimer sa femme mais celle-ci
parvient à deviner où il veut en venir. Le droguiste qui lui fournit le poison a lui aussi découvert son manège et le fait chanter, tout comme Cecily...
Adaptation d’une pièce de Martin Vale créée en 1943 à Brodway et inspirée de « Angel Street » de Patrick Hamilton,
ce film fut un échec du fait que les critiques trouvaient peu crédible la reconversion d’Humphrey Bogart dans le rôle d’un criminel psychopathe. Si le film est certes mineur dans la carrière de
l’acteur, il n’en est pas moins intéressant et mérite le détour.
Avec : Tom Berenger – Sidney Poitier – Kirstie Alley – Clancy Brown – Richard Masur
Pour rattraper un dangereux criminel qui s’est glissé incognito parmi un groupe de randonneurs de montagne afin de franchir sans encombre la
frontière canadienne, un agent du FBI têtu (Sidney Poitier) sollicite les services du meilleur guide de la région (Tom Berenger). Ce dernier ne se montre guère enthousiaste à l’idée de grimper en
compagnie d’un citadin peu préparé à ce genre d’exercice, d’autant plus que le chef de l’expédition à poursuivre n’est autre que sa fiancée Sarah (Kirstie Alley).
Le scénario est bâti selon le schéma classique qui consiste à opposer deux personnalités aux antipodes l’une de l’autre qui, à force de devoir
s’entraider pour survivre, vont finalement s’apprécier mutuellement. Humour et montée d’adrénaline sont les deux composants de cet excellent film d’action.
Roger Spottiswoode, le réalisateur de Randonnée pour un tueur, est un spécialiste du film d'action. On lui doit notamment A l’aube du
6ème jour avec Arnold Schwarzenegger, le James Bond, Demain ne meurtjamais, avec Pierce Brosnan. Il est également scénariste des comédies d'action 48
heures et 48 heures de plus, avec Eddy Murphy et Nick Nolte.
Avec : Steve McQueen - Jacqueline Bisset - Robert Vaughn - Robert Duvall - Don Gordon
Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique.
Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross...
Film policier à l’ambiance très stylisée et raffinée, Bullitt reçut l’Oscar du meilleur montage en 1969.
Steve McQueen assure personnellement la conduite de la Mustang ou encore la course-poursuite entre les roues d’un avion sur la piste d’atterrissage de l’aéroport. Le tournage de la poursuite
automobile dura trois semaines et nécessita le recours à deux Ford Mustangs et deux Dodge Chargers.
La scène d’hôpital fut tournée dans un vrai hôpital, le personnel en place jouant son propre rôle, afin de donner plus de réalisme.
On doit la formidable bande originale de ce polar au célèbre compositeur Lalo Schifrin, célèbre pour avoir créé le thème du feuilleton Mission
Impossible et de l’Inspecteur Harry.
Nouvelle collaboration entre McQueen et Vaughn, déjà réuni dans Les Sept Mercenaires en 1960. Ils se retrouveront une troisième fois dans La Tour
Infernale en 1974.