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Dimanche 4 mai 2008



Réalisé par Robert Enrico en 1965

 

Avec : Bourvil : Hector Valentin - Laurent : Lino Ventura - Jean-Claude Rolland : Mick - Michel Costantin - Marie Dubois - Jess Hahn - Nick Stephanini - Marc Eyraud -Reine Courtois

 

Après avoir tenté de faire fortune au Canada, Hector Valentin revient dans ses Vosges natales et décide de reprendre la scierie que lui a légué son père. Seuls Laurent et Mick, récemment libérés de prison, acceptent de travailler avec Hector pour concurrencer Therraz, son puissant voisin qui veut garder le monopole dans la vallée. Ces derniers veulent en fait se venger d'un ancien associé et poussent Hector à engager des prisonniers en liberté conditionnelle.

 


 

Adaptation du roman de José Giovianni Le Haut Fer, tourné aux alentours de Gérardmer dans les Vosges, ce film se décline comme un western : des anciens hors-la-loi, venus là surtout pour se venger, aident malgré tout un pauvre bougre à lutter contre un riche propriétaire qui veut avoir la main mise sur une vallée. Même la superbe musique de François de Roubaix nous emmène vers les plaines de l'ouest.

 

Bourvil, parfaitement crédible en artisan dominé par la situation mais déterminé, est véritablement émouvant du début à la fin, en particulier dans la scène finale du film aux côtés de Lino Ventura. Ce dernier est aussi étonnant à travers le double jeu qu'il mène, partagé entre ses intérêts personnels qu'il défend avant tout, et le sentiment d'injustice qu'il ressent peu à peu face à la situation de Bourvil.

 

Ce qui reste après la vision de ce film, c'est l'émotion : face à toutes les épreuves que cette scierie a endurées, face à la fraternité qui s'est instaurée peu à peu entre ses ouvriers, face surtout au drame qui est de toute façon inévitable.




par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 27 avril 2008

 

Réalisé par Maurice Tourneur en 1942

 

Avec : Pierre Fresnay - Josseline Gaël - Noël Roquevert - Pierre Palau - Pierre Larquey - André Gabriello - Antoine Balpêtré -  Jean Davy

 

Une auberge en pleine montagne. La nuit. Un homme débarque. Hagard, il tient précieusement une boîte. Il semble venu de nulle part et terrifié. Un orage éclate. La lumière est coupée. La lumière revient. La boîte a disparu. Flash back. L'homme, plus mort que vif, va nous raconter son histoire. Il était peintre, un piètre peintre avant d'acquérir une main, comme une relique, talisman qui allait lui apporter le talent, la gloire et la richesse. Cette main c'est toute sa vie. Toute son âme. Mais aujourd'hui le diable réclame son dû...

 

Adapté du roman « La main enchantée » de Gérard de Nerval et réalisé sous l'occupation par la Continental - maison de production allemande - La main du diable est un remarquable film fantastique d'époque, sur le thème du pacte avec le diable. L'horreur, mélangée au drame et au mystère, crée une atmosphère particulièrement angoissante. L'interprétation de Pierre Fresnay est excellente et le scénario sait ménager son suspense.

 

Le film connut après la guerre un succès international sous les titres The Devil's Hand en Grande-Bretagne ou The Carneval of Sinners aux Etats-Unis.

 

Si vous souhaitez découvrir ce film, France 3 le diffuse au Cinéma de Minuit le 4 mai prochain (dans la nuit du 4 au 5 pour être plus précise).


par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 20 avril 2008


Réalisé par André Hunnebelle en 1960

 

Avec : Jean Marais - Bourvil - Pierrette Bruno - Elsa Martinelli - Guy Delorme - Annie Anderson -Pierral

 

En 1616, début du règne de Louis XIII. Après l'assassinat du marquis de Teygnac par Concini, François de Capestang se rend auprès du jeune souverain afin de le prévenir du complot ourdi par ce dernier pour l'éliminer. En chemin, celui que l'on nomme «Le Capitan» engage comme laquais le turbulent et amusant Cogolin. Dans leur quête de justice, les deux hommes vont devoir déjouer les multiples trahisons qui menacent la Cour du roi.

 

 


Classique des films français d'action des années 1960, Le Capitan fait partie de ce genre si particulier et si français qu'est le cinéma de cape et d'épée.

 

Récit d'une conquête amoureuse sur fond de luttes d'influence, de combat à l'épée et autres cascades fantasques, ce film remplit parfaitement son rôle : nous amuser et nous distraire, et permet de retrouver l'un des acteurs les plus charismatiques de l'histoire du cinéma français, Jean Marais, plus fantasque et aventureux que jamais dans la peau de François de Capestang, aux côtés d'un Bourvil bouffon et serviable à souhait.

Le Capitan est de ces films qui ont marqué leur époque à l'instar de Fanfan la Tulipe ou du Bossu, autre succès signé du même duo gagnant Hunebelle-Marais et datant de 1959. Leur collaboration se poursuivra avec Les Mystères de Paris en 1962 et la série des Fantômas (1964-1966).

Une autre adaptation du Capitan a été précédemment réalisée en 1946 par Robert Vernay avec entre autres Pierre Renoir, Jean Tissier, Lise Delamare et Sophie Desmarets.


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Samedi 12 avril 2008

 

Réalisé par Denys de la Patellière en 1959


Scénario et dialogues : Michel Audiard


Avec : Jean Gabin - Claude Brasseur - Marie-José Nat - Roger Dumas - Renée Faure


Après deux ans de captivité, Henri Neveu revient. Sa femme vient de mourir laissant Louis et Odette, nés avant la guerre et un tout nouveau-né Fernand qu'il accepte comme son fils. Elevant seul les trois enfants, Henri fait tout pour qu'ils aient la meilleure éducation possible. Si Fernand pose quelques problèmes scolaires, les aînés s'en sortent mieux. Louis devient un professionnel du cyclisme. Quand à Odette, d'abord vendeuse, elle devient cover-girl et fréquente un homme riche et marié. L'un et l'autre veulent oublier la rue des Prairies. Henri n'a plus que Fernand à sa charge, mais ce dernier, à cause d'une fugue, doit passer devant le tribunal des mineurs.


Rue des Praires
est un film tendre et émouvant, à l'image de Jean Gabin dans le rôle d'un père généreux et « fort en gueule », se sacrifiant pour le bonheur et la réussite de sa progéniture, mais très vite dépassé par l'envie d'indépendance de ses deux enfants légitimes. L'ingratitude de ceux-ci envers leur père atteindra son point culminant lors d'un faux témoignage visant à dénigrer leur père, pour sauver de la maison de redressement leur frère adoptif, qui sera finalement le plus reconnaissant et le plus fidèle des trois gamins.


Les dialogues de Michel Audiard apportent l'humour à ce film qui menace de basculer à tout moment dans le drame.

par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 4 avril 2008

Réalisé en 1943 par Henri-Georges Clouzot

Avec : Pierre Fresnay - Ginette Leclerc - Pierre Larquey - Noël Rocquevert - Micheline Francey

Médecin d'un petit village du cœur de la France, le docteur Rémy Germain est la victime d'un corbeau, qui l'accuse d'adultère et de pratique illégale de l'avortement. Rapidement, les lettres infâmantes se multiplient et personne dans le village n'est épargné par les ragots qui engendreront alors cabales, drames, et règlements de comptes. Seul contre tous, le docteur Germain va mener son enquête et découvrir, en même temps que le coupable, les bassesses et la mesquinerie dont peuvent être capables ses concitoyens.

Un remarquable scénario - inspiré d'un fait divers -, des dialogues particulièrement soignés, une distribution qui, autour de Pierre Fresnay, fait la part belle à tous les grands seconds rôles du cinéma français des années 40, Le Corbeau, tourné sous l'occupation,  est un indéniable chef-d'œuvre. Fable sur la nature humaine, pleine de noirceur, mais aux accents pittoresques, le deuxième film d'Henri-Georges Clouzot s'en prend à un mal français : la contagion de la délation. Le metteur en scène du Salaire de la peur et des Diaboliques y déploie toute la mesure de son cynisme, en brossant le portrait d'une petite ville de province perturbée par des lettres anonymes.


A la Libération Clouzot fût inquiété pour avoir travaillé pour la Continental-Films, société de production allemande. Il fut condamné à une suspension à vie en tant que réalisateur. Cette suspension sera levée en 1947, avec la réalisation de Quai des Orfèvres. Le Corbeau fut interdit en France avec deux autres films également produits par la Continental (Les inconnus dans la maison et La vie de plaisir). Les comédiens subirent eux aussi de lourdes conséquences. Pierre Fresnay et Ginette Leclerc firent de la prison, peines de suspension pour d'autres ou encore blâme pour certains.

par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 4 mars 2008
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Comédie réalisée par Philippe de Broca en 1973

Avec : Jean-Paul Belmondo - Jacqueline Bisset - Vittorio Caprioli - Jean Lefebvre - Monique Tarbès - Mario David - Raymond Gérome

François Merlin, modeste écrivain, tente d'achever le dernier épisode des extraordinaires aventures du héros qu'il a créé - Bob Sainclar, un agent secret invincible - en prêtant à ses personnages les traits de ceux qu'il côtoie dans la réalité.

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Véritable parodie du film d’espionnage où la réalité se mêle à la fiction, Le Magnifique revisite à sa façon l'univers des S.A.S et de James Bond. Cette excellente comédie à la française est devenue culte, et l’on rie toujours autant (enfin pour ma part) devant les gags et les facéties de « Bébel », formidable tant dans le rôle de l’écrivain en panne d’inspiration que dans celui de l’espion quasi immortel.
 
A noter que le DJ Bob Sainclar a choisi son nom en hommage au film.

par Mirbel publié dans : Cinéma français communauté : Cinéma, Cinémaaa
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