Réalisé par Hayao Miyazaki en 1988
Deux petites filles viennent s'installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de
l'hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros.
Deuxième film d' Hayao Miyazaki à être réalisé pour le studio Ghibli fondé en 1984 par Isao Takahata et Miyazaki
lui-même, Mon voisin Totoro devient un succès emblématique du studio, au point que son personnage principal, le Totoro, prête depuis sa figure atypique au logo bleu du studio, qui
apparaît devant chaque dessin animé estampillé Ghibli.
Ce film est une merveille de tendresse, de poésie et d'émotions. J'avoue que je ne l'avais encore jamais vu, mais cette erreur est aujourd'hui réparée. Comme à son habitude le réalisateur nous
fait rentrer dans un univers onirique, et petits et grands y (re)trouvent leurs repères. Si vous souhaitez une bouffée d'air frais, n'hésitez pas à le voir ou à le revoir, ne serait que pour voir
la petite Mei courir après les Noiraudes, réveiller Totoro ou prendre le Chat-bus.
Par Mirbel
4
Réalisé par Robert Zemeckis en 1988
Avec : Bob Hopskins - Christopher Llyod - Joanna Cassidy
Roger Rabbit est au trente-sixième dessous. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin blanc est fortement
préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d'engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce
qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu'il n'y parait...
Hommage aux films noirs, véritable prouesse technique pour ce film mêlant animation et personnages réels, comme Mary
Poppins, L'apprentie sorcière, ou plus récemment Les Looneys Tunes passent à l'action, cette comédie représente également un défi artistique et un exploit dans la
cohabitation des personnages de Disney et de la Warner.
Doté d'un budget de 70 millions de dollars, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? fut un triomphe, s'élevant au
rang du 3ème film le plus vu dans l'Hexagone en 1988 derrière Le Grand Bleu et l'Ours.
3 Oscars ont récompensé ce petit chef-d'œuvre : meilleurs effets spéciaux, meilleurs effets sonores et meilleur
montage.
Par Mirbel
6
Vendredi 28 novembre 2008
Film d'animation franco-belge-quebecois de Sylvain Chomet sorti en 2003
Champion est un petit garçon mélancolique adopté par sa grand-mère, Madame Souza. Remarquant sa passion pour le cyclisme,
Madame Souza fait suivre à Champion un entraînement acharné. Les années passent. Champion est devenu un as de la « petite reine » à tel point qu'il se retrouve coureur au célèbre Tour
de France. Mais pendant la course il est enlevé par deux mystérieux hommes en noir. Madame Souza et son fidèle chien Bruno partent alors à sa recherche. Leur quête les mène de l'autre côté
de l'océan dans une mégapole qui s'appelle Belleville. Là ils font la connaissance des Triplettes de Belleville, d'excentriques stars du music-hall des années 30 qui décident de les prendre sous
leurs ailes.
Pure merveille graphiste par ses dessins audacieux, généreux et chaleureux, Les Triplettes de Belleville par ses
multiples références culturelles (dont un bon nombre cinématographiques) et le soupçon de nostalgie qu'il dégage, s'adresse sans doute plus aux adultes qu'aux enfants. Les amateurs des films de
Jacques Tati et les amoureux d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet y trouveront largement de quoi être satisfaits. Les influences sont diverses mais non moindres, allant de Fellini, Chaplin,
Keaton et De Funès, en passant par la comédie anglaise à la Monty Python, sans oublier Tex Avery.
Le film, presque muet, est remplit de sons pour mieux renforcer la poésie des images, à la manière de Tati. La musique,
excentrique et originale, accompagne merveilleusement les aventures de ces Triplettes, bien décidées à en découdre avec la mafia locale.
Présentée en sélection officielle de Cannes en 2003, le film a reçu l'Etoile d'or du film en 2004 et le Prix Génie en
2005.
Par Mirbel
2
Il était une fois Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize, roi tyrannique du pays de Takicardie, amoureux fou d'une Bergère. Mais la Bergère aime le Ramoneur. Les deux jeunes gens doivent
fuir la jalousie sans limite de cet être, imbu de sa personne, craint de tous sauf d'un, l'Oiseau, n'ayant pas peur de le narguer et le critiquer, et qui va faire son possible pour aider les deux
amoureux.
Je me souviens petite fille d'avoir vu au cinéma ce magnifique dessin animé, rempli de magie et de poésie. Sorti en 1980, réalisé par Paul
Grimault d'après un scénario de Jacques Prévert, c'est une adaptation d'un conte d'Andersen. Ce film a connu une première vie sous le titre : La Bergère et le Ramoneur sorti en
1953, avec un montage différent, imposé par la production et désavoué par les deux auteurs. En 1966, Paul Grimault récupère les droits et les négatifs du film qui durait 62 minutes, puis
redessine les scènes existantes, tourne de nouvelles séquences et le remonte entièrement pour donner Le Roi et l'Oiseau (87 minutes).
Plus d'infos sur ce film
Par Mirbel
4
Réalisé par Nick Park et Steve Box en 2005
Une "fièvre végétarienne" intense règne dans la petite ville de Wallace et Gromit, et l'ingénieux duo a mis à profit cet engouement en
inventant un produit anti-nuisibles humain et écolo, qui épargne la vie des lapins.
A quelques jours du Grand Concours Annuel de Légumes, les affaires de Wallace et Gromit n'ont jamais été aussi florissantes, et tout irait
pour le mieux dans le meilleur des mondes, si un lapin-garou géant ne venait soudain s'attaquer aux sacro-saints potagers de la ville. Pour faire face à ce péril inédit, l'organisatrice du
concours, Lady Tottington, se tourne vers nos deux "spécialistes" et leur demande d'appréhender le monstre.
Ce film est une petite merveille d'inventivité, de tendresse et d'humour, et fait référence aux classiques du film d'horreur tels King
Kong ou Frankenstein. Le scénario riche en rebondissements, nous fait découvrir une galerie de personnages plus loufoque les uns les autres, mais tellement attachants.
Récompensé par un Oscar bien mérité du Meilleur film d'animation en 2005, Le Mystère du lapin-garou est le premier long-métrage
mettant en scène les célèbres personnages de pâte à modeler Wallace et Gromit. Il n'existait juste à présent que trois courts métrages sur les aventures de nos héros : Une grande excursion,
Un mauvais pantalon, et Rasé de près. Ces deux derniers ont été récompensés par l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation et 1994 et 1996.
A l'inverse de la texture parfaitement lisse des figurines de Chicken Run - autre création célèbre et parfaitement réussie de Nick
Park - celles du Mystère du lapin garou conservent quelques imperfections visant à renforcer le côté artisanal qui fait le charme des films de Wallace et Gromit. 2 secondes de film sont tournées
en une journée de travail, soit 5 années au total d'un considérable travail pour ce long métrage de 85 minutes.
Par Mirbel
1
Réalisé par Frank Oz et Jim Henson en 1982
Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelfings, partent à la recherche d'un éclat de cristal gigantesque, abîmé dans une commotion
planétaire, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils doivent affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage.
Cinq années furent nécessaires pour réaliser ce film d'héroic-fantasy, à l'univers presque aussi riche que celui de Tolkien, entièrement
tourné avec des marionnettes, fait marquant pour l'époque, qui voyait déjà l'ère du numérique pointer le bout de son nez. Dark Crystal a obtenu le Grand prix au Festival international du film
fantastique à Avoriaz en 1983. Jim Henson est à l'origine le créateur des marionnettes du Muppet Show et de 1 rue Sésame, en collaboration avec Frank Oz.
Ce dernier a par ailleurs conçu et interprété le personnage Yoda de la série Star Wars. Il a eu beaucoup d'influence sur l'apparence et la
personnalité du personnage et est à l'origine de la construction inversée des phrases de Yoda.
Par Mirbel
5